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2017

Vol. 7, No 1 (2017): L'interculturel dans la Cité : actes à poser en contexte pluriethnique

L'ampleur et la diversité des migrations ébranlent le fonctionnement des sociétés dites d'accueil, non seulement au niveau institutionnel et organisationnel mais aussi dans les relations de tous les jours entre co-citoyens. Les textes proposés dans ce numéro s'intéressent aux situations qui sont généralement qualifiées par la notion de l'« intervention », surtout dans le contexte des services publiques (santé, éducation, services sociaux, etc.). Ces contributions démontrent que notre analyse doit aller au-delà des catégories considérées comme immuables. Pour cette raison, les éditeurs invités proposent un cadre théorique qui s'interroge sur l'acte à poser dans les contextes pluriethniques, et ce dans toutes ces formes: donner une information ou en obtenir une, donner un soin ou en recevoir un, enseigner ou se faire enseigner.

2016

Vol. 6, No 2 (2016): Hors thème 2

Ce numéro d'Alterstice est entièrement composé de textes soumis spontanément à la revue.

Vol. 6, No 1 (2016): Prendre en compte la diversité à l'école

La diversité en lien avec la pluriethnicité est l'objet de réflexions et de recherches sous différentes perspectives et à divers niveaux de fonctionnement de nos sociétés. La perspective interculturelle est souvent envisagée comme une réponse pour décrypter les enjeux des dynamiques d'acculturation. Elle permettrait aussi l'atténuer les effets du décalage entre les pratiques des milieux scolaires et les réalités socioculturelles d'élèves immigrants ou issus de minorités ethnoculturelles. L'objectif de ce numéro thématique est de s'inscrire dans la continuité des travauxans ce domaine en actualisant la réflexion et en ayant l'ambition de l'ancrer dans les différentes déclinaisons institutionnelles de l'école.

2015

Vol. 5, No 2 (2015): Le patrimoine au défi de l'interculturalité : enjeux et nouvelles pratiques

Depuis les années 2000 avec la déclaration de l'UNESCO sur la diversité culturelle comme patrimoine commun de l'humanité (2001), la convention de Faro en Europe (2005) qui affirme la valeur culturelle du patrimoine pour la société, puis l'année européenne du dialogue culturel (2008), les instances internationales qui se donnent pour mission de favoriser la paix et de développer un « vivre ensemble » de qualité paraissent s'accorder sur le fait que la culture dans sa diversité puisse faire patrimoine commun. Elles y voient la possibilité de faire lien et sens au-delà des situations de crises économique, écologique et politique que les sociétés post-modernes sont en train de traverser. Comme si les cultures une fois faites patrimoine garantissaient le dialogue entre individus et groupes humains. Il s'opèrerait là une reconnaissance de chacun propice à dépasser les injustices comme les jeux d'intérêts et de pouvoir. La montée en reconnaissance en tant que patrimoine, et qui plus est patrimoine mondial, confèrerait ainsi à la culture de chacun légitimité et place. Ce numéro propose d'examiner en quoi l'interculturalité prend place dans les activités patrimoniales. Comment les personnes et collectifs concernés et leurs interlocuteurs construisent-ils des pratiques interculturelles dans des activités ou des processus patrimoniaux ? Réciproquement comment la dimension patrimoniale est-elle activée dans des pratiques interculturelles ?

Vol. 5, No 1 (2015): Engagement paternel et migration

Les recherches sur la relation père-enfant et le développement de l'enfant sont très peu nombreuses comparativement à celles sur la relation mère-enfant. Les rares études sur le rôle du père sur le développement de l'enfant montrent que le père contribue de façon significative au développement socio-affectif et cognitif de l'enfant. Ce constat a permis l'accroissement et la diversification des recherches sur l'engagement paternel. Toutefois, l'engagement paternel en contexte migratoire, surtout dans l'espace francophone, est très peu connu. Ce numéro thématique tente de faire un premier pas pour combler cette lacune, en offrant un espace de réflexion et de partage des connaissances théoriques, cliniques et empiriques sur le sujet. Cette réflexion touche à la fois à l'engagement des pères, au vécu des pères migrants et à la transmission des valeurs.

2014

Vol. 4, No 2 (2014): Santé mentale et sociétés plurielles

L'émergence de sociétés plurielles s'inscrit dans une mouvance historique irréversible. Cependant, si la diversité s'est imposée dans nos institutions sociales, éducatives et de santé contraignant les professionnels à la reconnaître et à la « gérer », il n'en va pas de même de nos modèles et paradigmes théoriques. La plupart du temps, ils découlent de conceptions et de méthodes qui éludent la question ou, au mieux, contrastent les différences pour mieux les isoler et les opposer. Nous considérons que la centration sur la différence culturelle, notion qui, bien qu'ayant contribué à la relativisation de nos modèles théoriques, essentialise les différences et génère une dynamique d'exclusion. À l'heure où certains voudraient nous faire croire que les migrants sont porteurs de danger social, responsables des déficits publics ou de nos échecs thérapeutiques, le déplacement sémantique de la différence culturelle à la diversité a son importance pour élucider les différents registres sociaux et culturels, politiques et économiques, médicaux et scientifiques, cliniques et thérapeutiques qui conditionnent la compréhension et l'utilisation du concept de diversité dans le domaine de la santé mentale. Ce numéro d'Alterstice a pour but de dépasser la centration sur la différence culturelle et d'esquisser quelques pistes de réflexion et d'analyse, tout en favorisant le dialogue entre disciplines et professionnels de la santé mentale.

Vol. 4, No 1 (2014): Hors thème

Ce numéro d'Alterstice est entièrement composé de textes soumis spontanément à la revue.

2013

Vol. 3, No 2 (2013): Violence conjugale et diversité culturelle

La violence conjugale en contexte de diversité culturelle est un phénomène extrêmement complexe à aborder en prévention comme en intervention en raison de ses multiples composantes et qui demeure mal connu et peu documenté. Ce numéro thématique de la revue Alterstice tente de faire un premier pas pour combler ces multiples lacunes, en offrant un espace de réflexion et de partage des connaissances théoriques, cliniques et empiriques autour de la violence conjugale vécue par les femmes immigrantes, réfugiées ou issues des minorités ethnoculturelles. Notre sélection darticles permet damorcer une réflexion complexe et critique sur lexpérience de la violence conjugale, réflexion qui porte sur les différentes sphères de lintime de la culture familiale, qui touche aussi les cultures et les barrières propres au système de soins et qui atteint enfin les enjeux politiques liés à cette question. Nous espérons que ce numéro thématique constituera une passerelle de sens permettant de bâtir des ponts entre différents univers culturels, pour permettre de développer une relation daide fondée sur la complexité des sens et le souci dassurer une sécurité culturelle, et non une relation de pouvoir, de menace et de contrainte additionnelle pour la femme victime de violence conjugale.

Vol. 3, No 1 (2013): Les diversités au coeur de la recherche interculturelle: vers de nouvelles perspectives

Le rapport mondial de lUNESCO de 2010 souligne que les enjeux autour de la diversité culturelle se sont multipliés et complexifiés en ce début de XXIe siècle : en particulier, la reconnaissance des différences et particularités culturelles se heurte à la fois aux dynamiques de mondialisation et de standardisation mais aussi à de nouvelles crispations identitaires et à des replis locaux ou communautaires. Ce sont ces enjeux et ces nouvelles perspectives théoriques, politiques et pratiques autour de la diversité, quelle soit culturelle, ethnique, linguistique ou religieuse,qui ont été au coeur des réflexions lors du congrès de lARIC (Association internationale de recherche interculturelle) de 2011 et que ce numéro thématique dAlterstice présente. Comment la recherche interculturelle a?t?elle évolué dans ce contexte? Sortir de sa routine, voici en quelque sorte ce que larrivée du concept de diversité a eu comme effet sur elle : en plus douvrir les frontières disciplinaires et darticuler de manière originale la théorie et la pratique, le concept de diversité a amené les chercheurs de linterculturel à sintéresser aux processus, aux dynamiques et aux transformations en lien avec ces diversités dans des domaines multiples.

2012

Vol. 2, No 2 (2012): Regards pluriels sur les interventions sociales et de santé en contexte de diversité

Ce numéro thématique met en lumière les travaux réalisés par les membres de léquipe de recherche METISS (Migration et Ethnicité dans les Interventions en santé et service social). Au cours des quinze dernières années, léquipe METISS est devenue une référence pour ses expertises relatives aux interventions sociales et de santé en contexte de diversité, notamment dans le contexte québécois. Les travaux de METISS cherchent à mieux comprendre les parcours migratoires et les différentes facettes de lintégration des immigrants à leur société daccueil. Le lien aux services sociaux et de santé est central à ces interrogations, mais les recherches sintéressent aussi à dautres dimensions pouvant contribuer à lamélioration des conditions de vie des populations migrantes, tels le travail, linterprétariat, linsertion dans des réseaux de sociabilité et la prise en compte des savoirs familiaux dans la relation daide.  De façon générale, les recherches nous invitent, dune part, à poser un regard critique sur les conditions qui nuisent à la santé et aux conditions de vie des personnes migrantes et, dautre part, à réfléchir aux pratiques dintervention sociale et de santé plus inclusives. Cette façon dappréhender les enjeux repose sur une conception dynamique de lethnicité et de limmigration qui ne réduit pas le vécu des populations migrantes à des explications culturalistes, mais le situe plutôt dans la dynamique de leurs parcours de vie et des rapports sociaux existants entre la société daccueil et les nouveaux arrivants.

Vol. 2, No 1 (2012): Stratégies de (re)médiation en situation plurilingue. Études de cas en contextes de recherche et d'éducation

Lobjectif premier de ce numéro est de questionner la complexité de la communication dans des situations plurilingues et de facto pluriculturelles, remettant ainsi en question certaines visions idéalisées du « dialogue entre les cultures » et de la vision harmonieuse de la « communication interculturelle », mais également lévidence de l« intercompréhension linguistique » à partir du moment où lon se pense « polyglotte » et donc « ouvert aux autres cultures ». Ces conceptions naïves sont désormais dépassées et ces discours ordinaires nont plus leur place dans le débat scientifique. Les textes réunis ici permette aussi de remettre en question la vision manichéenne et contre?productive du rapport entre les langues, langue « dominante » contre langue « dominée », ce qui ne tient pas compte de la complexité des processus sous?tendant toute communication inter?individuelle et inter?groupale.

Les réflexions des autrices sont organisées autour du questionnement suivant :
Quelles stratégies de (re)médiations sociolinguistiques et interculturelles sont élaborées par les divers acteurs dans des situations marquées par toutes sortes de pluralités (linguistique, culturelle, disciplinaire, académique, sociale, professionnelle)?


2011

Vol. 1, No 2 (2011): Droits humains et témoignages

Les agences daide et de coopération Nord-Sud utilisent de plus en plus les nouvelles technologies de la communication pour faire connaître leurs mandats, leurs besoins et leurs causes. Pour ce faire, elles se basent entre autres sur la diffusion des expériences des coopérants, par exemple le personnel de terrain, mais aussi de celles de communautés et dindividus du Sud impliqués dans les projets de coopération et devant en bénéficier. Ces expériences font appel à divers moyens, par exemple la vidéo, les lettres, la photo, les courtes rubriques, la radio, les conférences, la caravane. Ces moyens font apparaître plus que jamais les  personnes directement impliquées dans les diverses réalités de la coopération, à travers des voix et des images visant à diffuser ce quest laide au développement et laide humanitaire lors dactions menées à court ou à long terme. Lors de cette mise en  images et en voix des expériences, des schémas simposent : celles de la manière dont il serait bon de montrer les personnes et les communautés du Sud et les conditions de la pauvreté et de la misère aux populations du Nord; celles des formes que doivent prendre la coopération elle-même en tenant compte des  valeurs véhiculées par les agences, des contraintes politiques et culturelles, de limportance de rendre compte des effets voulus positifs de la coopération. Le témoignage des expériences du Sud demeure, quoi quil en soit, une voix privilégiée de sensibilisation, déducation et de transformation en matière de développement et de solidarité internationale en même temps quelle nest pas une évidence.

Les articles de ce numéro permettent de présenter certaines des expériences les plus représentatives en matière dusage des témoignages par les agences de coopération; den faire ressortir les modèles et les valeurs les plus importantes; de suggérer des pistes de réflexions et de développement des pratiques en matière de communication et déducation à partir danalyses faisant appel  aux domaines de léducation interculturelle, des médias, de lanthropologie, de la science politique et de léthique; de discuter de modèles innovateurs pour penser lusage du témoignage par les agences de développement.

Vol. 1, No 1 (2011): Penser la recherche interculturelle : le défi des diversités

Le premier numéro d'Alterstice a pour objectif de questionner et mettre en perspective la notion d'« interculturel ». Cette notion est entrée dans le vocabulaire courant des disciplines (anthropologie, psychologie, pédagogie, sociologie, etc.) et des champs de pratiques et de recherches (éducation, santé, travail social, etc.) depuis les années 1980, au moins. Parfois confronté, confondu, opposé ou mis en complémentarité avec d'autres notions dérivées de culture ou apparentées (multiculturel, pluriculturel, interethnique, etc.), le terme d'interculturel se caractérise, quoi qu'il en soit, par la multiplicité de ses champs d'application, l'instabilité de ses significations et un flou sémantique certain. Imprécis, vague et polysémique, il est néanmoins omniprésent dans le vocabulaire de nombreuses pratiques professionnelles, des sciences humaines et sociales, ainsi que dans les rhétoriques politiques.

Comment cette notion est-elle convoquée (par la pratique, la science, la politique, la littérature, la poésie, etc.) ? Quel statut lui donne-t-on (une approche, un concept, une idéologie, etc.) ? Quels éléments de contexte sont-ils engagés et de quelles manières (tensions entre communautés, nécessité d'adaptation de pratiques, révision des politiques, etc.) ? Et finalement qu'est-ce que les discours scientifiques qui d'une façon ou d'une autre convoquent la notion d'interculturel peuvent amener dans les débats de société actuels (dérive sécuritaire en France, essentialisme de l'identité et accommodements raisonnables au Québec, séparatisme et xénophobie en Belgique, campagnes politiques xénophobes en Suisse, dérives racistes et violentes en Italie ) ? Peut-on explorer ce champ de recherche sans prendre position politiquement ? Le fil rouge de ce premier numéro d'Alterstice est donc l'usage de cette notion aujourd'hui polysémique.

 


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